Agenda

 

Jubilons ! C’est comme une invitation à fêter avec enthousiasme et exclamation un demi-siècle d’existence tout au long de l’année 2019. En 1969, l’université Rennes 2 sortait de terre aux portes du nouveau quartier de Villejean. Située à Rennes et à Saint-Brieuc, l’université Rennes 2 est aujourd’hui le premier pôle d’enseignement et de recherche en sciences humaines et sociales de l’ouest de la France. Dédié aux 50 ans, ce site internet permet aux curieux⋅ses de découvrir la programmation de cette année festive mais aussi des témoignages ainsi qu’un chronogramme retraçant les temps forts des 50 ans.

Un jour à Rennes 2

 

Personnel, étudiant ou partenaire témoignent ici de leur lien à l’université. “Un jour à Rennes 2” est la rubrique des anecdotes, témoignages, souvenirs…

Vous souhaitez contribuer à “un jour à Rennes 2”, merci de nous adresser un mail à : 50-ans@univ-rennes2.fr

 

Souvenir de tournage : le chantier nasal

Christian Allio

Membre du CRÉA, service audiovisuel de Rennes 2, depuis plus de 25 ans, j’ai participé à beaucoup de tournages comme ingénieur du son.
En déplacement pendant plusieurs jours, il nous arrivait de partager les chambres et par conséquent de partager les ambiances sonores nocturnes, vous savez, celles engendrées par une respiration nasale régulière et généreuse, appelée communément ronflement.
Je cohabitais fréquemment avec le réalisateur, directeur du CRÉA à l’époque, et dont je tairais le nom par égard à sa famille.
Devant mes remarques ironiques, ce dernier connaissait mon ressenti face à la pollution nuiteuse et tentait de lutter contre cet exercice dont la maitrise lui échappait totalement.
Lors d’un tournage en Afrique, en 1999, pour le film « L’or noir », nous avions l’habitude de dormir avec tout notre matériel au pied du lit et une nuit je décidais d’exercer mon métier afin de capter le son du moteur d’à côté. Mais le bougre, inconsciemment, veillait et au moindre mouvement de ma part, la machine s’arrêtait.
Après quelques tentatives infructueuses, dans un hôtel au Ghana, je réussis à capter un bel extrait. J’exploitais ensuite ce matériau pour créer une fiction sonore, retraçant le désespoir croissant du voisin qui tente en vain de raisonner la bête et qui sombre lui-même dans la démence.

Cette œuvre magnifique s’appelle « le chantier nasal » Durée 10 min.
Les droits sont entièrement reversés au MLCRI (Mouvement de Lutte Contre le Ronflement Intempestif).

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    Le chantier nasal - la pochette

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